vendredi 20 avril 2018

Entre Dieu et moi, c'est fini, un roman de Katarina Mazetti

Entre Dieu et moi, c'est fini de Katarina Mazetti.

 


L'auteure vous dit peut être quelque chose, il s'agit de l'auteure du mec de la tombe d'à côté, qui a eu un certain succès, il y a quelques années. L'auteur conjugué avec ce titre m'ont donné envie d'acheter ce livre, en effet j'étais en pleine crise spirituelle (Dieu m'a rejeté !). Si vous aussi êtes dans ce cas, peut être faut il passer son chemin, ce livre ne donne pas de réponses, il pose plutôt des questions et nous réconforte sur le fait que l’existence de Dieu est souvent remis en question à cause de la vie après la mort. Et justement en parlant de mort, ce roman aborde cette question de façon intéressante.

C'est l'histoire d'une adolescente suédoise qui a perdu sa meilleure amie. Elle raconte l'année qu'elle a passé avec elle pour se remémorer les bons moments mais aussi ceux qui lui ont échappés. Comme toutes les adolescentes, elles parlent garçons et pouvoir de séduction, vêtements, parents, l'école et les pestes qui l'y peuplent, mais aussi un peu société et religion. Ce roman peut paraître au premier abord quelconque mais les personnages ont réussi à me toucher. En tournant la dernière page du livre, j'étais émue. Linnea, cette adolescente de quinze ans a aussi une personnalité qui est bien développée dans ce roman : elle parle aux murs, a des réflexions pertinentes et elle peut être drôle. C'est pourquoi on s'attache à elle.


L'histoire est intéressante et tout au long du roman on se demande ce qui est arrivé à Pia l'amie de Linnea. Quelques indices sont glissés au fur et à mesure des pages et nous donne très envie de tourner les suivantes pour connaitre enfin ce mystère. Le roman est court, le style est simple. Ce livre pourrait plaire aussi bien aux adolescents qu'aux adultes.

Je voulais pour accompagner cette lecture vous réaliser des bagels roses et j'ai oublié d'intégrer la poudre de betterave pour colorer la pâte de façon naturelle. Je me suis inspirée pour cette recette du dossier Bagel du magazine Vital food de ce mois ci. J'ai d'ailleurs découvert cette revue qui est génialissime et hyper inspirante.


Les bagels qui voulaient être roses

Ingrédients (pour 3 Bagels) :
 -  250 g de farine T65
 - 1 sachet de levure de boulanger
 - 12 cL d'eau tiède
 - 15g de sucre
 - 2 cuillères à café d'huile d'olive
 - 1 cuillère à café de sel
 - 1 œuf
 - 4 cuillères à café de poudre de betterave (si vous souhaitez que vos bagels soient roses)
 - graines de sésame et de pavot

Pour le pochage
 - 3l d'eau
 - 3 cuillères à café de sel
 - 15g de Maïzena
 - 15g de cassonade

Pour la garniture
 - un demi concombre
 - un demi oignon rouge
 - une dizaine de radis roses
 - du jambon fumé
 - un yaourt nature
 - le jus d'un demi citron
 - persil
 - sel et poivre

Dans un saladier ou dans la cuve d'un robot pâtissier muni d'un crochet, versez la farine. Versez le sucre, la poudre de betterave et le sel tout autour. Creuser un puits dans la farine. 

Dans un verre, mettre la moitié de l'eau tiède et le contenu du sachet de levure boulangère. Mélanger et laisser agir quelques minutes. Versez ensuite dans le puits. Versez le reste de l'eau puis ajoutez l'huile.

Pétrissez la pâte pendant au moins 10 minutes. Déposez la pâte ensuite dans un plat. Recouvrir de film alimentaire et d'un torchon. Laissez reposer et gonfler dans une pièce chaude. La pâte doit doubler de volume. Cela pendra au minimum 1h30 mais peut être plus si votre pièce n'est pas assez chaude.

Reprenez ensuite votre pâte, donnez lui des petits coups avec la paume de la main pour chasser le gaz issu de l'activité de la levure. Découpez la en trois parts égales. Sur un plan fariné, formez des boudins assez long pour que lorsque vous formerez les anneaux, le trou soit assez conséquent.

Réservez vos bagels au frigo après les avoir recouvert de film alimentaire pendant au moins 30 min. Là encore vos bagels doivent doubler de volume.

Préchauffez votre au four à 210°C (Th 7). Mettre une casserole d'eau à bouillir. Versez y le sel, la cassonade, et la maïzena. Pochez les bagels. Plongez les une première fois une minute puis retournez les et replongez les 30 sec.

Sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, déposez vos bagels. Battez l’œuf puis badigeonnez les. Saupoudrez vos graines de pavot et de sésame. 

Cuire pendant 15 min . Les bagels doivent devenir bien dorés.

Préparons maintenant la garniture. Comme le conseille Jamie Oliver, utilisons nos robots ménager pour émincer nos légumes. C'est un gain de temps incroyable. Coupez en deux votre oignon, et émincez le grâce à votre robot. Faites de même avec le concombre, et les radis. 

Pour réaliser la sauce qui accompagnera les légumes, mélangez un yaourt nature, avec le jus de citron, et le persil. Salez et poivrez à votre goût.

Coupez en deux vos bagels refroidis, déposez une cuillère de votre sauce, ajoutez le mélange de légumes. Si vous souhaitez manger de la viande, vous pouvez y ajouter une tranche de jambon fumé, mais ce n'est pas obligatoire. Redéposez une cuillère de sauce et fermez votre pain.

Dégustez, c'est frais, c'est bon, ça sent le printemps.


jeudi 12 avril 2018

Le plein de vitamine C pour la Servante écarlate.

La Servante écarlate de Margaret Atwood


J'ai voulu découvrir ce roman après tout ce que j'ai lu sur la blogosphère. Le sujet me faisait vraiment envie. Lire ce livre, c'est entrer dans un monde où tout a changé pour les femmes. La fertilité a diminué à cause de la pollution rendant les femmes fertiles très précieuses pour cette société. Elles sont mises à la disposition d'hommes riches et de leurs épouses afin de leur donner une descendance. Ce sont les servantes écarlates. Les autres femmes sont soit des "marthas" des employées de maison, soit des "tantes" des instructrices dans les écoles formant les servantes écarlates soit elles sont déportées dans les colonies pour manipuler des déchets toxiques ou cultiver le coton et les tomates. Ces femmes sont déportées parce qu'elles sont trop vieilles, infertiles ou gênantes pour la société.

On apprend en lisant ce roman qui est en fait un témoignage écrit par une de ces servantes écarlates : Defred, qu'elles sont très précieuses mais elles sont esclaves. Elles n'ont pas le droit de lire, de regarder la télévision, de s'enduire de crème hydratante, elles n'ont pas le droit d'utiliser leur vrai prénom. Defred signifie qu'elle appartient à Fred. Elles doivent en plus se livrer à une cérémonie d'accouplement chaque mois au moment de leur ovulation.



Defred nous fait part des évènements qu'elle vit mais aussi ces souvenirs d'avant avec son mari, sa fille, sa meilleure amie, son passage dans cette école formant les servantes écarlates. C'est comme cela qu'on apprend beaucoup sur cette nouvelle société.

Ce roman donne à réfléchir et je me suis posé longtemps la question : Comment les États-Unis ont pu basculer dans ce monde ? Les États-Unis sont pour moi le pays de la liberté par excellence. On y tolère des choix de vie totalement différents : Entre Hugh Hefner et les Mormons, il y a tout un monde. Et comment des millions d'Américains et d’Américaines ont pu accepter ces changements ? Alors je sais bien que cette histoire n'est qu'une fiction mais dans d'autres parties du monde, on a pu observer à de nombreuses reprises des minorités imposer des diminutions de liberté individuelle au plus grand nombre. Je peux citer de nombreux exemples : l'Allemagne Nazie, et à notre époque Boko Haram au Nigéria.

J'ai eu ma réponse quelques dizaines de pages plus tard et c'est effrayant ! Je ne vous spoilerai pas, lisez et vous trouverez cela effrayant et totalement plausible et d'autant plus avec nos nouvelles technologies. 

J'ai beaucoup apprécié la postface de l'auteur qui nous apprend dans quel contexte elle a écrit cette dystopie et on peut se rendre compte alors de son génie. Elle a imaginé des choses qui pour elle étaient possibles ou ont déjà eu lieu et c'est ce qui donne une autre dimension à son texte, et tout cela au début des années 1980. Et c'est pour cela que je trouve ce roman intéressant mais effrayant.

Au delà du thème, j'ai pris plaisir à cette lecture, le style est agréable même si j'ai trouvé qu'il y avait quelques fois des longueurs dans le texte. Je vous recommande vraiment ce roman. Pour la série, je ne pourrai vous conseiller, je ne l'ai pas vu, mais j'ai bien envie de le faire. Cela m'a aussi donné envie de lire d'autres dystopies. J'ai lu il y a quelques année 1984 de Georges Orwell qui a inspiré Margaret Atwood. Je l'ai beaucoup aimé. Il fait parti de mes classiques.

Pour illustrer ce roman, je vous ai concocté une salade qui permet de faire le plein de vitamine C. En effet, Defred voulait manger des oranges, elles étaient devenues rares dans ce monde. Moira, la meilleure amie de Defred a même attrapé le scorbut.



Salade pour un plein de vitamine C

Ingrédients :
 - la moitié d'un verre de mélange blé-quinoa
 - quelques feuilles de jeunes pousses : un mélange de saison
 - trois billes de mozzarella
 - une orange sanguine
 - un demi poivron rouge en bocal. Ce n'est pas la saison du poivron, mais ce dernier apporte un max de vitamine C. Vous pouvez à la belle saison, faire des bocaux avec des poivrons grillés et les manger tout au long de l'année, ou les acheter en supermarché.
 - persil frisée frais. Le persil est riche lui aussi en vitamine C.
 - quelques radis roses

Pour la vinaigrette
 - le jus et le zeste d'une orange bio
 - 3 cuillères à soupe d'huile d'olive
 - 3 cuillères à soupe de vinaigre de cidre
 - une échalote 
 - sel/poivre

Dans une casserole d'eau bouillante versez la moitié d'un verre du mélange blé-quinoa. Laissez cuire 10 minutes. Égouttez puis déposez dans votre assiette le mélange cuit.
Lavez et essorez vos jeunes pousses, puis les disposer également dans votre assiette. 
Coupez les radis en rondelles fines. Coupez en petites tranches votre demi poivrons. Coupez des suprêmes de votre orange sanguine. Disposez le tout dans votre assiette avec vos billes de mozzarella.
Émincez un petit bouquet de persil et saupoudrez votre salade. Assaisonnez à votre goût. 

Pour réaliser la vinaigrette, prélevez le zeste d'une orange, puis presser le jus. Ajoutez à cela 3 cuillères à soupe d'huile d'olive et du vinaigre de cidre dans les mêmes proportions. Émincez une échalote que vous ajouterez au mélange. Salez et poivrez.

Bonne dégustation.



jeudi 5 avril 2018

N'embrasser pas qui vous voulez, une autre plongée dans l'enfance sous une dictature soviétique

N'embrassez pas qui vous voulez de Marzena Sowa et Sandrine Revel


Après m'être plongée dans les souvenirs culinaires d'Alice Danchokh, qui a passé son enfance en URSS, j'ai décidé de continuer mon voyage dans l'enfance soviétique avec cette bande dessinée. Point de référence à la gastronomie russe ou polonaise dans cet ouvrage mais je vous partagerai une recette d'un gâteau aux pommes d'une grand mère russe à la fin de cet article. Elle provient également du roman d'Alice Danchokh : Souvenirs culinaires d'une enfance heureuse.

J'avais beaucoup aimé les souvenirs culinaires d'une enfance heureuse mais je trouvais qu'il manquait des parties sur ce que vivait la population pendant cette dictature. On pouvait y voir la vie dans les appartements communautaires, les restrictions en terme de nourriture, d'objets manufacturés mais il manquait pour moi la propagande, la peur, la méfiance. Dans cette bande dessinée, cet aspect de la vie sous la dictature y est parfaitement décrit. Certes les adultes peuvent protéger leur enfants de cette peur, de cette méfiance mais c'est tout de même un climat que les enfants peuvent ressentir. Ici, nous pouvons voir la propagande. En effet, l'histoire s'ouvre sur un cinéma ou l'école regarde un film sur la grandeur du camarade Staline. Le personnage principal, un écolier essaie d'embrasser sa voisine sur la bouche. Cette dernière est choquée, dégoutée et se met à crier. La séance est arrêtée. Le garçon se retrouve dans le bureau du directeur pour expliquer son geste.


Pendant qu'il s'explique, la classe est cuisinée par la maitresse. Certaines informations délicates sortent de la bouche de ses camarades. Son père se procure des livres avec des dessins. Le soir même chacun rentre chez lui mais on peut voir que ce geste anodin peut avoir des conséquences terribles pour la vie de chacun : être arrêté, disparaitre... Les enfants comprennent qu'il faut se méfier de tout le monde, se taire mais que pour autant on peut se rebeller, développer son imaginaire. Personne ne peut interdire le droit de penser.

Cette bande dessinée permet de réfléchir à cette époque et permet de comprendre qu'il est important de s'accrocher aux petites choses pour ne pas devenir un robot : la poésie, les dessins, l'imagination, l'amour, se vernir les ongles des orteils... et finalement, ce ne sont pas simplement des petites choses.

J'ai vraiment compris cette bande dessinée en lisant la post-face parce qu'il m'a permis de comprendre le cheminement de l'auteur. Si elle n'était pas là, je serai passé à côté, j'ai eu du mal à repérer les moments où on changeait de chapitre parce que les couleurs sont toujours les mêmes : du vert, du beige, ocre... Mais finalement, cela montre aussi l'austérité de l'époque.

Et voilà comme promis cette recette de gâteau à la pomme d'une grand mère russe. Il est vraiment délicieux, et assez copieux pour un diner de famille.



Gâteau aux pommes Grand mère Russe

Ingrédients :
Pour la pâte sablée :
 - une demi cuillerée à café de bicarbonate de soude
 - cent cinquante grammes de crème fraiche
 - cent cinquante grammes de margarine ramollie
 - un demi verre de sucre en poudre
 - deux sachets de sucre vanillé
 - deux verres ou deux verres et demi de farine

Pour le gâteau de pommes
 - un kilo de pommes épluchées (Les Antonov correspondent le mieux mais vous pouvez choisir une variété de pommes acide et ferme.)
 - le jus d'un citron
 - un verre de sucre en poudre + deux cuillerées
 - trois cuillerées à soupe de farine
 - quatre sachets de sucre vanillé
 - deux œufs
 - deux cent grammes de crème fraiche

Pour préparer la pâte sablée, mélangez une demi cuillerée à café de bicarbonate de soude préalablement humidifiée à la crème fraîche. Ajoutez la margarine, les sucres et la farine. Mélangez. Vous pouvez utiliser un robot ou pétrir à la main jusqu'à ce que la pâte ne s'effrite plus.
Beurrez un moule puis foncez la pâte dans ce moule.

Lavez, épépinez les pommes puis les couper en très fines lamelles. Aspergez les au fur et à mesure de jus de citron pour éviter le noircissement de vos fruits.

Préchauffez le four à 180°C. Ajoutez à vos pommes un verre de sucre en poudre, une cuillerée à soupe de farine et deux sachets de sucre vanillé. Remuez bien le tout et étalez sur la pâte vos lamelles de pommes.

Avant de mettre au four le gâteau, versez sur les pommes une sorte d'omelette sucrée. Pour cela mélangez deux œufs battus, deux cents grammes de crème fraîche, deux sachets de sucre vanillé, deux cuillerées à soupe de farine, deux cuillerées de sucre. Battre au mixeur votre mélange avant de de le versez sur votre gâteau.

Enfournez et laissez cuire pendant 40 min. Laissez refroidir avant de déguster. Il est très bon le lendemain et se conserve très bien.




jeudi 29 mars 2018

Souvenirs culinaires d'une enfance heureuse (en URSS)

Souvenirs culinaires d'une enfance heureuse d'Alice Danchokh

 


 


Depuis mon voyage en Moldavie, l'URSS me fascine. C'est étrange d'être fascinée par une dictature mais il y a des tas de gens qui aime regarder des documentaires sur l'Allemagne Nazie donc pourquoi pas l'URSS ! Et puis, en ce moment, on parle beaucoup de la Russie : invitée d'honneur au salon du livre, coupe du monde, Poutine. C'est d'ailleurs au salon du livre de Paris que je suis tombée sur ce livre vendu comme un portrait étonnant de la vie quotidienne en URSS. C'est donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce roman.

Dans l'avant propos, on apprend que l'auteur lors d'un dîner littéraire qu'elle avait préparé, reçut moult compliments de la part de ses convives. On l'invita à écrire un livre de cuisine. Elle ne voulait pas comme d'autres célébrités pondre un opus en lien avec un chef cuisinier, elle décida donc de raconter son enfance au travers de la cuisine et des saveurs.


Elle a eu raison. On y a apprend beaucoup de la vie en URSS d'une famille moscovite plutôt aisée (je pense). Il y a beaucoup d'artistes dans sa famille et des commerçants. L'auteure est à cette époque une joyeuse petite fille qui rêve de devenir danseuse. Elle passe beaucoup de temps avec ses grands parents. Elle voyage et passe ses vacances en Crimée. Les rencontres avec les différents membres de la famille sont l'occasion de saliver ... ou pas devant des descriptions de plats. D'ailleurs c'est ce qui est intéressant dans ce livre, l'auteure raconte aussi bien des expériences positives avec la nourriture que les négatives. Les moments quotidiens sont évoqués comme lorsqu’elle mange des graines de tournesol avec les autres enfants, mais aussi les jours de fêtes : Pâques, noël... avec sa famille. La cuisine est aussi l'occasion de parler des appartements communautaires propre à cette époque et de la vie qu'on y menait et bien évidement de la question du rationnement même si ce roman reste très positif et plein de bon souvenirs d'enfances.

Elle livre en plus beaucoup de recettes de famille. Si vous ne connaissez pas la cuisine russe, c'est assez étonnant. J'ai d'ailleurs cuisiné pour vous une omelette russe. Il ne faut pas croire qu'une omelette est une omelette peu importe d'où elle vient. Je peux vous assurer qu'une omelette russe n'a rien à voir avec son homologue espagnole ou turc.



Omelette russe 

Ingrédients :
 - deux œufs
 - trois cuillères à soupe de crème fraîche
 - un demi verre d'eau
 - une cuillère à soupe d'huile
 - une demi cuillère à café de bicarbonate de soude
 - une demi cuillère à café de sel
 - deux cuillères à soupe de farine
 - cinquante grammes de fromage à pâte dure
 - une petite pomme de terre cuite à l'eau
 - quelques champignons
 - une petite branche d'aneth

Battre dans un saladier les œufs, la crème, l'eau, l'huile, le bicarbonate, le sel, le fromage, la pomme de terre préalablement écrasée en purée, les champignons et la farine.

Versez dans une poêle chaude le mélange, couvrez et laissez cuire à feu doux pendant un petit quart d'heure.

Dans la recette, il est conseillé de parsemer ensuite l'omelette d'oignon vert haché menu, ou de le remplacer comme je l'ai fait par de l'aneth ou de la coriandre.

samedi 17 mars 2018

Le premier roman (féministe) d'une Secrétaire d'Etat

Pas plus de 4 heures de sommeil de Marlène Schiappa






Pour une fois, ce n'est ni la couverture ni le titre qui m'ont attiré mais l'auteure. Je ne savais pas du tout que notre secrétaire d’état à l’égalité Homme Femme écrivait des romans et encore moins de ce type. Ce roman nous parle de femmes confrontées à la dure conciliation de la vie privée et de la vie professionnelle. Les deux personnages principaux : Morgane et Émilie étaient amies au lycée. Elles se sont petit à petit perdues de vues et se retrouvent via Facebook alors qu’Émilie fête ses trente ans. Ce n'est d'ailleurs pas un anniversaire joyeux. Son mari ne lui a acheté qu'un gilet : pas de resto en amoureux, pas de fête surprise, pas de surprises tout court, seulement le quotidien d'une mère au foyer : les trois enfants, la maison, le ménage, et le mari qui n'aide pas du tout.

Morgane, elle, mène une vie totalement différente : Parisienne, entourée d'amis, d'un amoureux charmant et attentionné et dotée d'une carrière impressionnante, sa vie va pourtant basculer du côté des biberons cette même année. En se retrouvant, elles vont passer un pacte : Morgane aidera Émilie a retrouvé du boulot et Émilie l'aidera à comprendre le monde de la maternité.



Ce roman qui a l'apparence d'un roman de chick lit' est assez étonnant. C'est avant tout un roman prétexte pour parler de féminisme, de la place des femmes dans la société et dans le monde du travail. En effet, il n'est pas facile de trouver du travail lorsqu'on s'est arrêté pour élever ses enfants. Et comment trouver un emploi lorsque l'on doit s'occuper de ses enfants, que l'on a pas de moyen de garde, mais que pour avoir une place en crèche, il faut travailler mais attention, il ne faut pas gagner trop d'argent. C'est le serpent qui se mord la queue.

D'autre thèmes sont abordés comme la paternité, la place des parents à l'école, le physique des femmes, les jugements de la part du monde hospitalier, de la crèche, le partage des tâches ménagères : entre le mari qui ne fait rien, et celui qui nous fait culpabiliser parce qu'il en fait beaucoup, ça fait réfléchir.
 
J'ai beaucoup aimé aussi les références culturelles qui peuvent être assez pointues ou au contraire très pop culture : on y parle politique, mode, rap... L'idéal masculin d'un des personnages par exemple se situe entre Booba et Alain Juppé. Je me suis beaucoup retrouvée dans ce mélange des cultures et c'est ce qui fait que ce roman atteint une dimension supérieure à de nombreux autres romans traitant du même sujet.

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, Marlène Schiappa a écrit de nombreux livres et a crée un réseau nommé Maman Travaille.

Pour la petite recette de l'article, j'ai pensé aux mamans ou aux femmes d'affaire surbookées avec une idée d'apéro qui change des chips et du houmous mais qui ne prend pas deux heures : des Toasts au cheddar.



Toast au Cheddar

Ingrédients : 
 - une baguette tradition
 - une ou deux gousses d'ail
 -  200 g de Cheddar

Préchauffez le four à 180°C.
Coupez des tranches épaisses de baguettes. Coupez en deux une gousse d'ail et frottez les tranches de pain avec la gousse. Ajoutez sur les tranches un morceau de fromage. Enfournez vos toasts et laissez cuire quelques minutes afin que le fromage fonde sur le pain.
Dégustez chaud. C'est excellent et régressif.

Mais si vous n'avez vraiment pas le temps pour mes toasts au cheddar, des chips c'est bien aussi ! 😉 


dimanche 11 mars 2018

La maison en chocolat : roman en chocolat noir 70%

La maison en chocolat de Claudio Cerdán 





C'est le titre de ce roman qui m'a attiré en premier : La maison en chocolat. Je ne sais pas à ce que je m'attendais mais certainement pas à cette histoire. En effet, point de chocolatier dans ce roman mais une jeune fille qui se fait enlever par une dame qui lui demande de l'appeler "Maman". Elle, qui n'a jamais eu de maman est heureuse de la retrouver même si les évènements qui se passent autour sont un peu effrayant : on lui coupe les cheveux, elle a un nouveau frère et même un nouveau prénom. Elle s’appellera désormais Angelita.



Cette histoire se déroule dans le Barcelone des années 20. L'auteur s'est inspiré d'une histoire vraie : une femme qui enlevait, prostituait et tuait des enfants. Ce roman pourrait être gore et écrit tel un article du magazine Détective mais ce n'est pas du tout le cas et c'est pour cela que ce roman mérite d'être lu. La narratrice est la petite Milagros-Angelita âgée de 7 ans. Nourri par son père de quignons de pain et de contes de fée, elle voit la vie d'un autre œil, plutôt poétique. Elle adopte une mite qu'elle prend pour un papillon. Elle voit en sa ravisseuse sa vraie maman, elle pensera même d'elle que c'est une princesse quand elle la verra avec ses vêtements de soirée. Les faits de pédophilie ne sont pas décrit tel quel. On comprend qu'ils ont bien lieu parce que Pépito, le nouveau frère d'Angelita, est effrayé à l'idée de rencontrer "Les Princes". Il se cache, hurle lorsqu'il est enfermé avec eux.

J'ai bien aimé ce roman, cet Hansel et Gretel des temps modernes. Il y a vraiment un mélange intéressant de noirceur et de poésie. J'ai beaucoup aimé aussi la dénonciation des inégalités sociales. On y voit en effet que l'argent permet de tout acheter et même des enfants. Je n'en parlerai pas plus au risque de vous dévoiler la fin. 

Et pour vous mettre en appétit, j'ai décidé de mélanger la noirceur du chocolat et la douceur de la crème pour un vrai chocolat chaud fait maison.



Chocolat chaud fait maison


Ingrédient (pour un grand mug) :
 - 25 cL de lait
 - 30 g de chocolat noir
 - 10 cL de crème fraiche liquide à 30% de matière grasse
 - 15 g de sucre glace.

Dans une casserole, faites fondre les morceaux de chocolat à feu doux. Ajoutez le lait. Fouettez le tout pour mélanger, y amener de l'onctuosité et le rendre un peu mousseux.

Dans un bol, mélangez la crème fraîche froide et le sucre glace. Fouettez le tout. Réservez au frais.

Versez dans un grand mug, votre chocolat chaud. Ajoutez votre crème fouettée. Dégustez,et savourez.

dimanche 4 mars 2018

Joséphine et Charlotte au chocolat !

Joséphine de Camille Jourdy 




Pour celles ou ceux qui étaient habitués à mes publications le vendredi, je suis désolée de ne plus être aussi régulière. Il faut que je m'habitue à mon nouveau rythme, à mon nouveau boulot et me replonger de nouveaux dans des lectures inspirantes. Cette semaine, se déroulera la journée internationale des droits de la Femme (le 8 mars) et je n'ai rien préparé pour fêter cette journée. Néanmoins pour ceux qui souhaiterai lire ou relire mon article sur Les mémoires d'une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir écrit à l'occasion de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, il est ici. D'autres lectures féministes sont aussi disponibles sur le blog, n'hésitez pas à fouiller.

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un roman graphique nommé Joséphine. Comme son nom l'indique, on y retrouve une Joséphine qui retourne dans la ville de son enfance passer un moment chez son père. Elle est un peu perdue, triste et déprimée. Elle repense au passé, elle demande à revisiter sa maison d'enfance qui est maintenant habité par un pilier de bar : George ou Pollux pour ses amis du bar. Étrangement, Joséphine va à nouveau le rencontrer et se confier à lui. Ils vont adopter un caneton qui va créer un lien entre eux. 



Dans ce roman graphique, on rencontre d'autres personnages intéressants : sa sœur, qui au contraire de Joséphine est vue par toute sa famille comme la fille forte capable de tout entendre et de tout porter, assumer. Ce que personne ne sait en revanche, c'est qu'elle trompe son mari avec son amant le jeudi. On a le droit à de belles scènes d'amour d'ailleurs. Ce livre n'est pas à mettre entre toutes les mains. On rencontre également la mère de Joséphine : personnage incroyable qui vit sa vie de femme à font, une artiste qui multiplie les rencontres, les amants.

Au début de ce livre, je me suis un peu ennuyée malgré les magnifiques illustrations qui m'avaient attiré à lire ce livre. Mais une fois l’histoire posée, je suis entrée dedans et j'ai beaucoup aimé. Les personnages sont vraiment intéressants et loin d'être lisses. J'ai beaucoup ri. Ce livre m'a fait penser aux romans d'Anna Galvada : des personnages un peu cabossés par la vie qui vont se rencontrer grâce au hasard et s'aider à aller de l'avant. Joséphine m'a vraiment fait penser à Camille d'Ensemble c'est tout. Elle est sensible et attachante. Elle a besoin d'aide pour surmonter ses angoisses et s'autoriser à construire sa propre vie. 



Les illustrations sont vraiment très jolies et ajoutent de la poésie à cette histoire. J'ai aimé les papiers peints des différentes pièces et le soin apporté aux décors.



Pour illustrer cette lecture, je vous propose un dessert simple qu'on a tous mangé en famille durant son enfance : la charlotte au chocolat.

La charlotte au chocolat

Ingrédients : 
 - 6 œufs
 - 200g de chocolat
 - Une boîte de biscuits cuillères
 - 150 g de sucre
 - Un peu de Rhum (facultatif)

Réalisez un sirop de sucre en faisant bouillir 150 mL d'eau. Ajoutez avant l'ébullition 150g de sucre. Une fois le sucre dissout dans l'eau, réservez.

Séparez les jaunes des blancs d’œufs. Battre les blancs en neige. Faire fondre le chocolat soit au micro onde soit au bain-marie. Mélangez le chocolat fondu aux jaunes d’œufs, puis incorporer les blancs délicatement au mélange pour faire la mousse au chocolat.

Ajoutez un peu de rhum au sirop de sucre. Trempez y les biscuits à la cuillère puis tapisser le moule à charlotte des biscuits. Une fois le fond et les bords couverts de biscuits, versez la moitié de la mousse au chocolat dans le moule. Ajoutez un étage de biscuits puis verser le reste de la mousse. Refermez la charlotte avec le reste des biscuits.

Poser une assiette sur le moule puis mettre au frais pendant au moins 4 heures. Démoulez avant la dégustation.

Bonne lecture et bon appétit.